HTML 5, CSS 3 : les standards du web contre Flash ?

HTML5

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La notion de standards du web est en perpétuelle évolution. Lorsqu’Apple a sorti, certes de manière assez opportuniste, une page de démonstrations technologiques vantant les mérites de HTML5 et des CSS3, plusieurs blogueurs et défenseurs de navigateurs concurrents se sont émus de l’impossibilité de lancer ces démonstrations sur des navigateurs concurrents. Le problème réside dans l’absence de finalisation de ces standards. Apple a envoyé un message confus, faisant croire que Safari était un navigateur plus respectueux des standards du web que ses concurrents. En fait, la plupart de ces démonstrations n’auraient même pas pu se lancer sur un navigateur concurrent.

Le risque est alors le suivant : va-t-on se retrouver avec une situation similaire à la guerre Netscape/Internet Explorer, alors que les standards du web sont justement censés uniformiser le rendu des pages web entre les navigateurs ? Le risque existe, notamment en raison de l’usage que des sociétés comme Apple font de ces standards. On a compris que le but d’Apple est de tuer Flash, et de prouver son obsolescence alors que l’on peut aujourd’hui réaliser des pages web complexes, visuellement très riches, sans avoir recours à des technologies comme Silverlight ou Flash. Néanmoins, à trop vouloir mettre en avant des standards qui ne sont pas finalisés, et sur lesquels les différents acteurs ne sont pas sur la même longueur d’onde, on risque effectivement de se retrouver avec des sites utilisant des codecs différents pour leurs vidéos, ou ayant recours à des propriétés incompatibles avec certains navigateurs web.

Cette situation peut au contraire donner du grain à moudre à Adobe, qui pourra toujours prétexter qu’un site utilisant Flash bénéficie du même rendu, que l’on soit sous Mac OS X, Windows ou Linux, et quelque soit le navigateur utilisé. L’éditeur de la Creative Suite peut également faire valoir la puissance et la simplicité d’utilisation de ses outils : Flash offre aujourd’hui une ergonomie et un fonctionnement passés dans les mœurs des créatifs, là où passer par les standards du web peut nécessiter un réapprentissage. La version 5 de la suite propose en outre des ponts intéressants entre ses outils « print » tels que Photoshop et InDesign, et Flash via des outils de conversion, comme le nouveau Flash Catalyst qui permet de transformer une maquette réalisée sous Photoshop en un site interactif sans saisir une ligne de code !

Au final, les standards du web sont en progrès, et permettent de réaliser des sites de plus en plus attractifs visuellement, et désormais enrichis de contenus multimédias sans passer par un plug-in. C’est une excellente nouvelle ! Que des sociétés comme Apple contribuent à ce développement en maintenant une avance technologique qui bénéficie à un projet open source comme Webkit l’est tout autant ! Mais il serait souhaitable que les développeurs des différents navigateurs web accordent désormais leurs violons, afin de ne pas revivre un remake des années 90 où un navigateur dominant dictait la manière de réaliser des sites web…

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